Le décès de François Delapierre a frappé de tristesse toutes celles et tous ceux qui l'avaient côtoyé ou avaient pu partager ses combats et ses espérances. En témoigne le nombre de réactions ayant suivi son annonce. Je vous livre ici le communiqué que j’ai, pour ma part, publié aujourd’hui.

« Nous avons appris, ce 20 juin, la disparition de François Delapierre à l’âge de 44 ans. Il était, avec Jean-Luc Mélenchon, la principale figure du Parti de gauche.

« Bien que nos parcours militants aient été différents, j’avais fait la connaissance de François Delapierre lorsqu’il était le délégué général du courant « Pour la République sociale ». La fidélité à l’héritage de Jaurès et du socialisme républicain, essentiel à nos yeux pour que la gauche soit de nouveau porteuse de ses belles valeurs d’égalité et de justice, nous avait alors rapprochés.

« J’ai eu, par la suite, l’occasion de travailler étroitement avec lui à l’occasion de la campagne du « non » de gauche au Traité constitutionnel européen, puis dans le cours du processus qui allait donner naissance au Front de gauche et déboucher sur la campagne de l’élection présidentielle de 2012.

« Si, depuis ces moments forts de l’existence du Front de gauche, nous avions pu avoir des désaccords, je garde de François Delapierre le souvenir d’un homme d’idées mais aussi d’un infatigable organisateur, animé par la volonté inébranlable de demeurer dans la continuité des principes fondateurs du mouvement ouvrier et du combat pour la République sociale.

« Cet immense talent va d’évidence manquer à ses amis et à la gauche tout entière.

« À sa compagne Charlotte et à ses deux enfants, à sa famille et à ses proches, aux militantes et militants du Parti de gauche, je veux dire que je partage leur peine et leur exprimer mon amitié. »