De 1971 à 1979, je participe à la construction de l’Organisation communiste Révolution ! (scission de la Ligue communiste), puis de l’Organisation communiste des travailleurs (au bureau politique de laquelle je serai élu en 1977).

En 1980, de retour à la LCR, j’entre à la rédaction de Rouge, que j’animerai par la suite jusqu’à son dernier numéro, en février 2009.


Élu au bureau politique de la LCR en 1984, j’y siègerai jusqu’à l’intégration de celle-ci dans le Nouveau Parti anticapitaliste. À la direction de la Ligue, je serai longtemps en charge des relations extérieures avec le reste de la gauche, C’est à ce titre que je serai, à la rentrée 2004, l’un des initiateurs de l’Appel des 200 en faveur d’un « non » de gauche au référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005.

J’aurai également la charge de la lutte contre le racisme et l’extrême droite (je participerai ainsi au Comité de vigilance contre l’extrême droite, à partir de l’année 1997, puis, plus tard, à l’action de soutien aux sans-papiers), ou encore du combat pour les droits et libertés, ou encore de l’action contre la guerre. Je figurerai parmi les initiateurs des collectifs unitaires contre la première guerre d’Irak (1991), contre celle qui ravagea l’ex-Yougoslavie et accompagna l’épuration ethnique mise en œuvre par les dirigeants de Belgrade (1999), contre la seconde invasion de l’Irak par les Etats-Unis et leurs alliés en 2003.

Partisan d’un parti large et pluraliste, regroupant toutes les composantes de la gauche de transformation, j’ai activement contribué à la construction du courant « unitaire » de la LCR. C’est à ce titre que je m’engagerai dans le collectif d’initiative unitaire national (CIUN), aux côtés des courants et organisations favorables à des candidatures de rassemblement pour la présidentielle et les législatives de 2007. Jusqu’à l’échec de cette tentative, en décembre 2006, je serai l’un des porte-parole de ce processus unitaire.

En 2007, avec mes camarades refusant de s’incliner devant la division de la gauche de transformation, je suis l’un des fondateurs de l’association Unir (du même nom que le courant minoritaire de la LCR). En mars 2008, la majorité de direction de la Ligue m’évince du poste de permanent que j’occupais à la direction de l’organisation, au mépris du principe de pluralisme qui permettait le partage des responsabilités de direction entre toutes les sensibilités de la LCR et faisait de celle-ci l’organisation la plus profondément démocratique de la gauche française.

De 2007 à 2009, je participe à toutes les initiatives s’efforçant de maintenir la perspective du rassemblement de la gauche de gauche et d’une nouvelle force politique pour l’incarner : « Maintenant à gauche », Appel de Politis (« L’Alternative à gauche, organisons-la »), « Appel pour une autre Europe »…


Militant de toujours du droit du peuple palestinien à son autodétermination nationale afin d’aboutir à la coexistence des deux peuples vivant sur la terre de Palestine, je fonde, en 2000, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, lequel regroupera près de 70 partis, syndicats et associations. J’en serai le coordinateur jusqu’en 2007. J’aurai également l’occasion de m’impliquer dans deux initiatives en faveur d’une solution de justice en Palestine : l’appel « Une autre voix juive » (2003) et l’appel « Des Juifs contre l’offensive meurtrière d’Israël » (2006).

 

En 2003, je publie « La République dans la tourmente » (éditions Syllepse). J’ai également participé à deux ouvrages collectifs : « Fascismes, un siècle mis en abîme » (Syllepse-Mauvais Temps, 2000) et « Quelle VI° République ? » (Le Temps des cerises, 2007).

 

En février 2009, mes positions en faveur d’un front de gauche aux élections européennes, me valent une nouvelle éviction : cette fois, de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste, situation que je partagerai avec les principaux animateurs de la « sensibilité unitaire » de ce parti.

 

La décision de la majorité de direction du NPA de rejeter toute perspective de rassemblement pour les européennes me conduisent à prendre mes responsabilités. Le 8 mars 2009, avec mes camarades Alain Faradji, Céline Malaisé, Francis Sitel et le collectif des militants du NPA refusant de s’incliner devant un acte aussi lourd de conséquences désastreuses, nous décidons de nous engager dans le « Front de gauche pour changer d’Europe ». Et nous lançons un appel à la constitution du mouvement « Gauche unitaire ». « Gauche unitaire » est officiellement fondée le 14 mars 2009.