<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://blog.christian-picquet.fr/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Le blog de Christian Picquet</title>
  <link>http://blog.christian-picquet.fr/</link>
  <atom:link href="http://blog.christian-picquet.fr:82/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:29:24 +0100</pubDate>
  <copyright>CP</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Du mauvais usage des lois dites mémorielles</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/Du-mauvais-usage-des-lois-dites-m%C3%A9morielles4</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2014c1ea46e312d090075b4f81ea6ea4</guid>
    <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voilà un point que je ne pouvais me résoudre à ignorer et qui
m’amène à interrompre, très ponctuellement, le fil de mes réflexions sur ce qui
occupe aujourd’hui tout mon temps : le combat pour une gauche à la hauteur
de ce qui est attendu d’elle. L’occasion de cette parenthèse m’est fournie par
la saisine du Conseil constitutionnel à l’initiative de 72 sénateurs, de tout
bord politique, opposés à la proposition législative visant à punir toute
personne qui aurait &lt;em&gt;« contesté »&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;« minimisé de façon
outrancière »&lt;/em&gt; l’existence « &lt;em&gt;des génocides reconnus par la loi »&lt;/em&gt;,
ce qui vise explicitement le massacre des Arméniens en 1915.&lt;/strong&gt; Le Sénat
avait, voici quelques jours, adopté ce texte, dans un climat d’extrême
confusion il est vrai, à la suite de l’Assemblée nationale. La démarche des
sénateurs a immédiatement été suivie d’une réaction courroucée du locataire
élyséen, indiquant qu’une décision négative des juges de la rue Montpensier
serait suivie du dépôt d’un nouveau projet, d’origine gouvernemental celui-là,
du moins peut-on l’imaginer…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question soulevée par la délibération du Parlement va donc devenir un
abcès de fixation douloureux, aussi inattendu que dangereux dans ses retombées
idéologiques possibles, de la campagne électorale qui nous mène aux
législatives de juin. Je choisis de l’aborder sans détours, dès lors qu’elle
touche à l’un des combats de toute ma vie, celui de la fraternité humaine
contre le déchaînement meurtrier des pulsions nationalistes et ethniques les
plus odieuses. Tant pis si la position personnelle que je vais maintenant
défendre m’expose à la critique d’un certain nombre d’amis proches, qui, je le
sais pour en avoir discuté avec eux, développent un point de vue différent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons-le tout d’abord, le texte présenté par Madame Boyer, députée UMP des
Bouches-du-Rhône, est en fait une opération de Nicolas Sarkozy, consistant à
instrumentaliser un enjeu de mémoire à des fins électoralistes manifestes (les
suffrages de plusieurs centaines de milliers de citoyens français, descendants
des victimes de l’armée turque lors du premier conflit mondial, seraient si
utiles à un futur candidat menacé de perdition…). Le prix à payer - outre une
crise diplomatique avec la Turquie, dont les autorités françaises ne savent
manifestement pas comment se tirer - en sera, évidemment, un nouvel
encouragement au communautarisme et une tentation fort problématique de donner
force de loi à des lectures politiques de l’histoire. De la même majorité,
n’avait-il d’ailleurs pas surgi, sous le quinquennat de Jacques Chirac, un coup
de force tendant à imposer aux programmes scolaires la reconnaissance d’un
&lt;em&gt;« rôle positif de la présence française outre-mer »&lt;/em&gt; ?
Eût-il, pour autant, fallu suivre le collectif « Liberté pour l’histoire
», mené par Pierre Nora ? Impossible, à mes yeux.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;LES ENJEUX DE MÉMOIRE SONT POLITIQUES
Cette grande figure de notre intelligentsia (inspiratrice de la revue Le
Débat comme de cette somme, remarquable autant que contestable, intitulée
Les Lieux de mémoire) s’est en effet aventurée à contester - c’était
dans Le Monde du 28 décembre dernier - un concept ayant triomphé, en
matière de recherche... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/Du-mauvais-usage-des-lois-dites-m%C3%A9morielles4&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Du mauvais usage des lois dites mémorielles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Oui, faire la guerre à la finance</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/Oui%2C-faire-la-guerre-%C3%A0-la-finance2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2f20c34a24c467d02c4c5620ad047658</guid>
    <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 12:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela fait presque deux semaines que la France s’est vue
« dégrader » par l’agence Standard and Poor’s. Je n’ai pu, comme je
l’eus voulu, réagir à l’événement, du fait de problèmes intervenus au niveau de
l'hébergeur de mon blog. je vous livre aujourd'hui la note que j'avais écrite
&amp;quot;à chaud&amp;quot;, en la refondant pour me permettre d’y traiter également de la
manière dont le clan UMP s’efforce d’exploiter une situation qui le met
pourtant en accusation et les inflexions que vient de connaître le
positionnement de François Hollande. Avec, d’avance, toutes mes excuses pour la
longueur que prend, du coup, cette réflexion…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels que soient les commentaires ampoulés qui l’auront accueilli, notamment
dans une aire gouvernante ne sachant de quelle manière le banaliser, le coup
d’éclat de S&amp;amp;P surdétermine à présent la campagne en vue des scrutins du
printemps, il en redistribue les cartes et il en modifie substantiellement le
climat, provoquant un choc aux retombées à ce jour imprévisibles dans les
consciences. En tout état de cause, il sanctionne la totale faillite de
l’approche libérale présidant aux destinées de l’Europe depuis deux ou trois
décennies. Dans le même temps, la Grèce se sera rapprochée de la banqueroute,
de par la volonté cynique de créanciers refusant, en dépit de la voracité dont
ils ont fait preuve ces dernières années vis-à-vis de ce pays, de renoncer à ce
que pourraient leur rapporter les obligations hellènes… s’ils consentaient à
effacer 100 des 350 milliards de dettes en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que reste-t-il des promesses de sortie de crise ressassées, sommet après
sommet, par des chefs d’État et de gouvernement s’employant à convaincre leurs
peuples des vertus de sacrifices s’appliquant impitoyablement aux moins
fortunés ? Que demeure-t-il de ce fameux « Fonds européen de
stabilité », dont les capacités d’intervention et l’abondement ont été
littéralement torpillés par le verdict négatif des prétendus experts d’un
organisme censé évaluer la fiabilité des économies, alors qu’il est lui-même
une entreprise prospère (au chiffre d’affaires de 1,33 milliard de dollars en
2011), dont la clientèle privée autorise à contester l’indépendance ? Quel
crédit peut encore revendiquer le traité auquel Madame Merkel et Monsieur
Sarkozy entendent assujettir l’ensemble du continent, alors que leur fameuse
&lt;em&gt;« règle d’or »&lt;/em&gt; austéritaire aura pour seul effet d’enfoncer
chaque pays dans la récession… sans que ces agences devenues le bras armé des
marchés ne s’estiment d’ailleurs satisfaites (S&amp;amp;P affirme ainsi qu’il
&lt;em&gt;« ne constitue pas une avancée d’envergure suffisante pour pouvoir
répondre pleinement aux problèmes financiers de la zone euro »&lt;/em&gt;) ?
Combien de temps ladite zone euro pourra-t-elle encore échapper aux menaces
d’éclatement la guettant depuis des mois, alors que l’une des conséquences,
peut-être volontaire, de l’intervention des censeurs de la finance sera
d’aiguiser les concurrences et de creuser les fractures entre ses membres, en
fonction de la « notation » dont ils disposent désormais ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy voit ici anéantir l’argumentation sur laquelle il pensait
fonder la campagne de son hypothétique réélection. Se posant en monarque
protecteur, il avait fort imprudemment justifié sa gestion, de rigueur
drastique et d’injustice fiscale, par la nécessité de préserver le
« trésor national » d’un triple A présenté comme le signe de sa... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/Oui%2C-faire-la-guerre-%C3%A0-la-finance2&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Oui, faire la guerre à la finance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La question sociale au centre de la campagne</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/La-question-sociale-au-centre-de-la-campagne2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b9e1aa4e4a752b47bb70fef89172896c</guid>
    <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 00:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous abordons, en ce tout début d’année, le premier tournant de la
campagne électorale. Non point, comme auront un moment tenté de nous le faire
croire les chevau-légers de l’UMP, par l’effet du propos que se serait autorisé
François Hollande sur la personnalité si particulière du président de la
République (cela dit, les zélateurs de l’auteur du &lt;em&gt;« Casse-toi pauvre
con »&lt;/em&gt; sont-ils vraiment fondés à s’indigner du trait ayant prétendument
visé leur héraut ?)… Mais avec le retour, au premier plan du débat public, de
cette question sociale que nos élites eussent tant voulu évacuer, comme à
l’accoutumée, et qui déjoue présentement leurs tentatives dès lors que la crise
capitaliste s’inscrit à notre horizon, les marchés exigeant toujours plus
d’austérité et de sacrifices pour le monde du travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une partie de la gauche, du côté du candidat socialiste et de la
représentante d’Europe écologie, cela aura au moins eu le mérite de remettre
les pendules à l’heure. L’illusion selon laquelle il eût été possible de
l’emporter, face à la droite, en articulant un discours d’orthodoxie budgétaire
avec une posture courageuse sur le seul terrain « sociétal » se sera
vue dissipée en quelques jours. Tout comme celle, d’ailleurs, qui postulait que
l’identité verte eût pu se résumer à l’acceptation - mal assumée, au demeurant
- de la logique de gestion sans aspérités qui transpire de l’accord de
gouvernement cosigné avec le PS, couplée à l’affirmation de propositions
dissidentes dans le seul domaine de l’énergie nucléaire. Sans même parler de
cette incongruité qui aura vu Eva Joly se singulariser, à l’occasion de la
présentation de ses vœux à la presse, en suggérant un accord de désistement
réciproque, au second tour de la présidentielle, entre les candidats de la
gauche et… François Bayrou. Comme si le seul enjeu du scrutin d’avril et mai
prochains se ramenait à la nécessité d’éliminer Nicolas Sarkozy, sans grands
égards pour les choix de société à proposer au pays à un moment où c’est un
défi historique qu’il convient de relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que j’aurais eu l’occasion de le développer maintes fois sur ce blog,
la question sociale constituera bel et bien, comme en 2002 ou en 2007, le trait
discriminant de la confrontation qui se dénouera au printemps. Et c’est un
paradoxe que ce fût, de nouveau, de la droite que nous en vînt la confirmation.
Terrible réquisitoire de la déliquescence à laquelle s’est abandonnée une
fraction entière de notre camp dès lors qu’elle aura renoncé à contester en ses
fondements un système ayant érigé en normes intangibles la profitabilité et
l’enrichissement sans fin d’une poignée d’actionnaires et de boursicoteurs au
détriment du plus grand nombre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;SARKOZY VEUT REPRENDRE L’INITIATIVE
Faut-il rappeler qu’en 1995, au sortir des années Mitterrand, c’était déjà
un Chirac qui s’octroyait le beau rôle de pourfendeur de la « fracture
sociale » ? Que sept ans plus tard, pour avoir ignoré l’attente de
ces millions de salariés qui forment désormais l’immense majorité d’un pays
comme la France, Lionel... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/La-question-sociale-au-centre-de-la-campagne2&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; La question sociale au centre de la campagne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Mes trois voeux pour 2012</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/Mes-trois-voeux-pour-2013</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6c310bc07963a7984e80f9dfa4fddae8</guid>
    <pubDate>Sun, 01 Jan 2012 22:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’exercice est en général convenu, parfois aux limites du
supportable tant l’hypocrisie a tôt fait de suinter des discours traditionnels
du mois de janvier, mais il fait partie de ces obligations auxquelles on ne
saurait se dérober. Dans ces conditions, permettez-moi de satisfaire à
l’obligation avec, soyez-en sûrs, sincérité et fraternité.&lt;/strong&gt; À chacun et
chacune d’entre vous, amis lecteurs et amies lectrices, à celles et ceux qui
vous tiennent à cœur, que 2012 apporte santé, bonheur et réussite. Et que, sur
un plan plus directement politique, elle nous délivre à tous l’espoir dont nous
avons le plus grand besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MON PREMIER VŒU&lt;/strong&gt; sera pour espérer &lt;em&gt;« un peu de
printemps en mai »&lt;/em&gt;, ainsi que me l’écrit, ce jour, fort joliment, un ami
journaliste. Hier soir, Nicolas Sarkozy s’est posé en candidat à sa propre
succession… Non sans nous annoncer, ayant fait miroiter comme tant de fois déjà
la taxation des transactions financières, le énième mauvais coup de son
quinquennat. Une loi de finances rectificative qui devrait, en février, nous
valoir l’acquittement de cette TVA sociale qu’il cherchait sans succès à nous
imposer depuis 2007, ce qui grèvera un peu plus lourdement le pouvoir d’achat
des salariés. Le président de la République a toutefois prononcé deux phrases
auxquelles nous ne pouvons que souscrire : lorsqu’il a indiqué que, cette
année, &lt;em&gt;« le destin de la France peut une fois encore basculer
»&lt;/em&gt; ; puis quand il nous a rappelé qu’&lt;em&gt;« il y a des raisons
d’espérer »&lt;/em&gt;. L’une et l’autre de ces maximes n’aboutissent-elles pas à une
identique conclusion : débarrasser le pays de ce petit monarque dont
l’unique ambition aura été de détruire nos plus anciennes conquêtes sociales
autant que notre héritage républicain, au bénéfice de ses puissants amis qu’il
avait fait symboliquement le choix de réunir au Fouquet’s le soir de son
élection ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;MON DEUXIÈME VŒU consistera à nous souhaiter que la vague
démocratique et sociale ayant balayé le monde arabe jusqu’aux dernières heures
de l’année écoulée, s’invitant même au passage en Israël, trouve la force de
bousculer ici des pouvoirs qui échappent de plus en plus aux citoyens, voyant
des ayatollahs de l’ultralibéralisme conjuguer leurs... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/Mes-trois-voeux-pour-2013&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Mes trois voeux pour 2012&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Fin d'année en fragments</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/29/Fin-d-ann%C3%A9e-en-fragments2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4d6c1d5e6dfe1969b412d4636a0d647b</guid>
    <pubDate>Thu, 29 Dec 2011 00:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme pour nombre d’entre vous, mon année s’achève sur fond
d’apaisement bienvenu au terme de semaines d’intense activité. Et devant une
reprise que je devine déjà tumultueuse à la seule vue des premières pages de
mon agenda de 2012, lesquelles se couvrent chaque jour de nouveaux rendez-vous,
déplacements, engagements à participer à des meetings ou initiatives
thématiques du Front de gauche. Bon, je ne vais pas me plaindre, cette
suractivité étant simplement le reflet de l’écho que soulève, dans le pays,
notre entrée en campagne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’ordinaire, on désigne cette période de l’entre-deux fêtes sous
l’appellation de &lt;em&gt;« trêve des confiseurs »&lt;/em&gt;… Cette année, je ne
sais si vous le percevez comme moi, la &lt;em&gt;« trêve »&lt;/em&gt; n’est guère
sensible. Non que les Français ne se fussent pas préparés à festoyer - en
fonction, hélas, des moyens de plus en plus réduits de la plupart d’entre eux
-, mais l’atmosphère s’avère chargée de cette gravité qu’engendrent un fond de
l’air décidément très frais (je ne parle évidemment pas de la météo…) et une
sourde exaspération dont nul ne saurait à ce jour dire sur quoi elle
débouchera. La crise imprime dorénavant sa marque aux comportements des
individus, d’autant plus profondément que chacun sent bien que les dérèglements
de l’économie ne sont plus sous contrôle… Le sentiment d’injustice suinte des
éruptions épidermiques d’une société en proie à des souffrances devenues
insupportables… Et la gauche, du moins en ses secteurs aujourd’hui encore
dominants, flotte comme en état d’apesanteur, se berçant de ce mirage trompeur
qui lui laisse à ce point augurer que sa victoire serait acquise l’an prochain
qu’elle ne parvient pas à se mettre en phase avec celles et ceux dont elle
sollicite l’appui… Ce sera l’objet des « fragments » de cette
nouvelle note…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;1. UN SYSTÈME EN PROIE À SA PROPRE ABSURDITÉ
Au lendemain du sommet européen des 8 et 9 décembre, de nouveau, nous
n’étions guère nombreux à dire que ses conclusions ne feraient qu’aggraver
l’instabilité de ce système, poussant la financiarisation à son paroxysme, qui
s’est imposé au globe depuis quelques décennies. Aujourd’hui, qui oserait... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/29/Fin-d-ann%C3%A9e-en-fragments2&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Fin d'année en fragments&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Besoin de sursaut à gauche</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/19/Besoin-de-sursaut-%C3%A0-gauche2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bfde17814386fcc09e63ea6bf1733d22</guid>
    <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 01:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’idée de cette note m’est venue à l’occasion de ce qui aura occupé
une large part de ma semaine écoulée. D’abord, sur ma terre d’élection de
Midi-Pyrénées où, outre mes tâches de conseiller régional, j’aurai participé à
une assemblée de la 10° circonscription de Haute-Garonne (où je porterai, en
juin prochain, les couleurs du Front de gauche), puis manifesté avec les
organisations syndicales rassemblées à Toulouse dans le cadre de la journée de
mobilisation du 13 décembre. Ensuite, en tenant mon rôle national dans la
campagne que nous faisons actuellement monter en puissance en vue de la
prochaine présidentielle, ce qui m’aura par exemple conduit de la participation
au colloque du « Front des luttes » sur la question du transport
ferroviaire à l’animation d’une réunion publique, dans l’Oise, sur le thème du
changement de République.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ces diverses occasions, côtoyant mes camarades communistes ou
« pégistes », échangeant avec les miens - je veux parler de celles et ceux
de Gauche unitaire -, débattant avec des militants et responsables d’autres
composantes de la gauche (à Crépy-en-Valois, ce 14 décembre, ce fut le cas
d’Éric Montès, dirigeant national et élu local du Parti radical de gauche, qui
avait tenu à faire le déplacement, ce qui témoigne à mes yeux que notre
&lt;em&gt;« offre publique de débat »&lt;/em&gt; commence à trouver un écho), ou
dialoguant avec des acteurs du mouvement social, j’ai pu mesurer le malaise
qui, pernicieusement, tend à s’installer dans les consciences. Un malaise aussi
sourd que désagrégateur, dès lors qu’il affaiblit dangereusement la
détermination de notre camp, dont &lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;, dans sa dernière
livraison, donne un résumé assez percutant par son bandeau de « une »
: « Pourquoi la gauche est capable de perdre une élection
imperdable. » Et dont j’aurai trouvé une autre confirmation, ce dimanche,
dans le commentaire que Jean-Luc Parodi, consultant de l’Ifop, consacre à
l’état de l’opinion dans le &lt;em&gt;Journal du dimanche&lt;/em&gt;, en notant
allusivement que &lt;em&gt;« la comparaison avec François Hollande pousse les
Français à l’indulgence à l’endroit de Sarkozy »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foin ici de fausses querelles. Le problème essentiel ne porte évidemment pas
sur la stature du candidat socialiste, que d’aucuns décrient jusque dans sa
propre famille, face au « bougisme » du tenant du titre postulant
frénétiquement à sa reconduction. Ni sur la ténacité de ces mœurs délétères par
lesquels certains barons de la rue de Solferino s’assurent d’investitures
avantageuses dans des circonscriptions législatives où ils savent ne guère
courir de risque d’échec. Ni sur les soupçons d’agissements délictueux qui
amènent certaines grandes fédérations du Parti socialiste, telles celles des
Bouches-du-Rhône ou du Pas-de-Calais, à se retrouver sous les feux
d’investigations judiciaires. Ni sur les retombées calamiteuses du feuilleton
« DSK », qui ne manque pas d’éclairer les comportements douteux de
notables locaux bien moins préoccupés des valeurs fondatrices de leur parti que
de leurs propres plans de carrière. Ni des inconséquences de l’accord conclu
entre le PS et Europe écologie, qui sape l’idée même d’unité à gauche lorsqu’il
apparaît que certaines de ses propositions (comme le renoncement au siège
français du Conseil de sécurité des Nations unies) ont été d’autant plus
aisément retenues qu’elles n’avaient aucune chance d’être appliquées en cas de
victoire. Mais sur le positionnement retenu par le vainqueur des
« primaires » et son entourage, auxquels Eva Joly croit fréquemment
opportun d’emboîter le pas. Retour sur des faux-pas en série, qui ont provoqué
l’authentique ratage d’une entrée en campagne…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;QUESTION DE CHOIX…
Que dire dudit démarrage lorsque, plutôt que de se tourner vers les attentes
d’un peuple qui sera allé de trahisons en désillusions à mesure que ses
gouvernants se seront soumis à la loi d’airain de la mondialisation financière,
l’ancien premier secrétaire du PS se sera borné à cultiver sa posture
d’aspirant monarque, « tourné... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/19/Besoin-de-sursaut-%C3%A0-gauche2&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Besoin de sursaut à gauche&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>À Bruxelles, deux perdants : les peuples et l'Europe</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/12/%C3%80-Bruxelles%2C-deux-perdants-%3A-les-peuples-et-l-Europe2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b65ec49f702f7ddc664671a8cec3dae5</guid>
    <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 01:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La banalisation de « l’accord » intervenu au sommet
européen des 8 et 9 décembre a quelque chose d’hallucinant. Non seulement la
plupart des éditorialistes se seront transformés en thuriféraires du directoire
installé dans la douleur à la tête de ce qu’il reste d’Europe mais, de la
droite UMP à la gauche socialiste ou écologiste, on en sera resté à une
critique en demi-teinte, comme pour mieux exprimer une approbation hypocrite
des décisions des chefs d’État et de gouvernement. Et pourtant ! Le coup
d’État financier engagé avec les changements d’équipes dirigeantes à la tête de
la Grèce et de l’Italie aura là, en quelque sorte, trouvé son
achèvement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme annoncé par le déjeuner Merkel-Sarkozy, une &lt;em&gt;« union de
stabilité budgétaire »&lt;/em&gt; va se trouver instaurée, consacrée par un nouveau
traité, imposant aux États des finances &lt;em&gt;« à l’équilibre ou en excédent
»&lt;/em&gt;, et passant par l’obligation pour chacun d’eux d’inscrire une
&lt;em&gt;« règle d’or »&lt;/em&gt; dans sa Loi fondamentale. La Cour de justice
européenne aura pouvoir de décider si les lois adoptées sont identiques pour
tous les pays, tandis que la Commission disposera d’un véritable droit de
censure des projets de budgets avant qu’ils ne fussent soumis aux Parlements.
Sous peine de sanctions automatiques, une nation s’écartant des règles édictées
se verra contrainte de présenter les &lt;em&gt;« réformes structurelles
nécessaires »&lt;/em&gt; aux technocrates libéraux de la Commission et à un Conseil
dorénavant placé sous la férule de « l’axe franco-allemand », autrement
dit d’imposer à sa population hausses d’impôts, baisses des dépenses publiques
et réductions des prestations sociales. Plus, il aura été acté que les pays
adhérant au nouveau texte seront sommés d’harmoniser leurs législations en
matière de fiscalité, de dérégulation du marché du travail ou de sécurité
sociale, engagement étant de surcroît pris par les contractants de faire
valider &lt;em&gt;« toutes les grandes réformes de politiques économiques
»&lt;/em&gt;. Prenons donc acte du fait que le continent est, ce faisant et pour de
très longues années, condamné à une austérité d’autant plus implacable que les
Assemblées élues se seront vues déposséder de tout moyen de s’y opposer. Une
terrible régression sociale se profile, par conséquent, conjuguée à la
liquidation de cet acquis des révolutions démocratiques des deux siècles
écoulés qu’est la souveraineté des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’en est que plus éloquent que les participants du sommet fussent allés
au bout de leur souci sans cesse proclamé de &lt;em&gt;« rassurer les marchés
»&lt;/em&gt;. Deux journalistes de &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, zélateurs s’il en est de la
conduite des affaires par les libéraux, se seront d’ailleurs crus autorisés à
écrire : &lt;em&gt;« Les Européens ont reconnu leur erreur : vouloir
faire payer les investisseurs a contribué à étendre la panique à l’ensemble de
la zone euro. »&lt;/em&gt; On ne pouvait être plus clair…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;SCÉNARIO INIQUE AUTANT QU’UBUESQUE
Pratiquement, on ne demandera plus jamais, comme on en avait eu
« l’audace » au plus fort de la tempête déchaînée sur la Grèce, aux
banques de réparer les dégâts que leurs entreprises spéculatives ont pu causer.
La Banque centrale européenne restera prisonnière des statuts et des missions
que lui confère le... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/12/%C3%80-Bruxelles%2C-deux-perdants-%3A-les-peuples-et-l-Europe2&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; À Bruxelles, deux perdants : les peuples et l'Europe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est un plan de salut public qui s'impose à gauche !</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/08/C-est-un-plan-de-salut-public-qui-s-impose-%C3%A0-gauche-%213</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3b848384f28b6c25b817a2780e3345b5</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 19:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec le sommet bruxellois de ces 8 et 9 décembre, l’Europe vit une
nouvelle séquence du chaos qui la caractérise depuis des mois. Initialement,
j’avais prévu de reprendre les notes de mon intervention au meeting de Toulouse
(dont je parlais dans ma précédente chronique), en ce qu’elle peut servir à
celles et ceux d’entre vous qui auront à participer à des débats publics sur la
dette et les solutions d’urgence qui s’imposent à gauche. Je le fais, en
conclusion de cette nouvelle note. Il me faut toutefois, auparavant, dire un
mot de la comédie de l’entente cordiale que nous ont joué Nicolas Sarkozy et
Angela Merkel, en début de semaine, à l’Élysée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président français et la chancelière allemande auront tenu à nous
annoncer - tout comme aux 25 autres pays de l’Union européenne, placés ce
faisant devant le fait accompli, belle démonstration de cette solidarité que
l’on prétendait jadis aux fondements de la construction communautaire ! -
une véritable mise sous tutelle despotique de la zone euro. Auront-ils, en
effet, fusse au détour d’une phrase, exprimé l’intention de briser les reins de
la spéculation financière et de démanteler ces agences de notation qui en sont
le bras armé ? Naturellement non, ils auront plutôt signé leur totale
abdication devant des marchés qu’il ne s’agit, à leurs yeux, que de
&lt;em&gt;« rassurer »&lt;/em&gt;. Se seront-ils seulement interrogés sur le statut et
les missions de la Banque centrale européenne, afin qu’il ne soit plus possible
aux institutions financières de jouer sur la hausse des taux d’intérêt ?
Que nenni, ils auront au contraire prétendu enfermer la zone euro, et au-delà
tout le continent, dans le corset d’une « règle d’or » censée graver
dans le marbre des Constitutions cette austérité justifiée par le respect
intangible, d’ici 2013 et pour cinq ou dix ans nous promet-on, du dogme des 3%
de déficit des finances publiques et des 60% s’agissant de la dette, les
« déviants » se voyant menacés de &lt;em&gt;« sanctions plus
automatiques et plus sévères »&lt;/em&gt;, sous le contrôle de la Cour de justice
européenne. Auront-ils seulement imaginé consulter leurs citoyens sur ce
nouveau traité, dont l’écriture s’avérerait si urgente pour
« discipliner » (le terme n’est-il pas symptomatique de
l’autoritarisme qui inspire la démarche de nos chefs d’État et de gouvernement
?) l’ensemble de la zone euro, mais qui risque cependant de consacrer &lt;em&gt;de
facto&lt;/em&gt; l’éclatement de l’Europe : entre le directoire franco-allemand
et le reste des pays réunis aujourd’hui à Bruxelles ; entre membres ou non
du club de la monnaie unique ; entre ceux qui adhéreront au nouveau
dispositif intergouvernemental et les autres ? Vous n’y songez pas,
l’adoption dudit texte s’opérera à marche forcée, d’ici mars nous dit-on, pour
mieux marquer le déni de la souveraineté de Parlements dépossédés de leur
pouvoir de décider des budgets nationaux, et pour bien souligner auprès des
électeurs qu’ils n’auront pas leur mot à dire (s’agissant de l’Hexagone, on
n’attendra même pas la présidentielle et les législatives françaises…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne craignons pas d’utiliser les mots qui conviennent. Ce qui a été annoncé,
à l’issue du déjeuner élyséen du 5 décembre, marque la prééminence de ce
« modèle allemand » dont l’on nous vante en France, à tout propos,
les prétendues vertus. Un « modèle » qui s’identifie par un mélange
d’orthodoxie budgétaire, d’intransigeance ultralibérale et de monétarisme
sourcilleux. Face à son homologue français, la chef de file de la droite
conservatrice allemande n’aura bougé ni sur l’intangibilité des règles de
gestion des finances publiques, ni sur le retour (un moment prôné par Nicolas
Sarkozy) à une stratégie plus interventionniste pour affronter les marchés
(qu’il s’agisse de ces fameuses euro-obligations - quoi que l’on pût penser de
ce que je persiste à considérer comme une fausse solution -, ou de la capacité
qui pourrait être octroyée à la BCE de racheter des dettes ou de prêter
directement aux États à des conditions identiques à celles consenties aux
banques).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Qu’importe que les dispositions annoncées aient pour unique effet de
confirmer le sombre pronostic de l’économiste Norbert Gaillard, dans Le
Monde du 7 décembre : « La contagion de la crise partie de
la Grèce à l’Espagne et à l’Italie est telle que c’est l’ensemble de la zone
euro qui est affaiblie. Vu les difficultés de Rome et Madrid à se... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/08/C-est-un-plan-de-salut-public-qui-s-impose-%C3%A0-gauche-%213&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; C'est un plan de salut public qui s'impose à gauche !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Notre campagne décryptée pour &quot;l'Humanité&quot;</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/02/Notre-campagne-d%C3%A9crypt%C3%A9e-pour-%22l-Humanit%C3%A9%222</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:220968733a33ab6d305f32ab49f5d1cd</guid>
    <pubDate>Fri, 02 Dec 2011 20:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre bataille pour 2012 se déploie avec de plus en plus de
visibilité. J’évoquais, dimanche dernier, les initiatives du Front de gauche
auxquelles j’avais participé. À ce propos, il me faut faire amende
honorable : il semblerait que j’aurais sous-estimé la participation à la
Fête de l’Humanité de Lanester ; on me parle de 3000, voire 5000 présents…
Mais, je vous l’avoue, je préfère me faire corriger dans ce sens là… Cette
semaine, ce 1° décembre pour être précis, le meeting de Talence ; en
Gironde, organisé en présence de Jean-Luc Mélenchon, a été un franc
succès : 25OO personnes. Des succès qu’il nous fait mettre en rapport avec
les sondages qui placent désormais systématiquement notre candidat à l’élection
présidentielle en quatrième position, avec de 7% à 8% des intentions de
vote.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois dans ces faits une confirmation de ce que j’ai déjà souvent évoqué
ici : le fort intérêt que suscitent nos propositions de rupture avec un
ordre en faillite, le rassemblement dont nous sommes les seuls à gauche à
pouvoir délivrer le message, notre volonté de ne pas initier seulement un
engouement électoral mais de provoquer un profond élan populaire. Je devrais
aussi parler de ce désir de politique que je vois monter un peu partout. À un
autre niveau, je viens d’en avoir un autre indice. C’était le 30 novembre, à
Toulouse. Pour lancer le collectif appelé à relayer localement l’appel en
faveur d’un audit citoyen de la dette, un meeting réunissait Attac et la
fondation Copernic, trois organisations syndicales s’exprimant sur une
intervention préparée en commun (la CGT, la FSU et Solidaires), ainsi que
Europe écologie/les Verts, le NPA et le Front de gauche (dont toutes les
composantes, sur la proposition de nos camarades communistes, m’avaient confié
la charge d’intervenir en leur nom). Le bon millier de personnes réunies ce
soir-là, la convergence (suffisamment rare pour qu’on souligne la portée de ce
rendez-vous toulousain) de forces politiques et des principales organisations
du mouvement social, l’extrême attention de la salle pour les arguments
développés au pupitre auront, je crois, marqué tous ceux et toutes celles
(orateurs autant que participants) qui firent cet événement. À l’issue de la
soirée, quelques amis n’avaient pas forcément tort de comparer ce qui venait de
se passer à la première réunion publique ayant lancé la campagne contre le
traité constitutionnel européen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans un tel contexte que &lt;em&gt;l’Humanité&lt;/em&gt; vient de m’ouvrir ses
colonnes, le 1° décembre, afin que je rende compte du travail de la
coordination, que je préside, de la campagne présidentielle du Front de gauche,
et que j’en tire les premières leçons marquantes, du moins à mes yeux. Je
reproduis ci-dessous mes réponses aux questions que m’aura posées Mina
Kaci.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;CHRISTIAN PICQUET : « NOTRE BUT : NOUS ADRESSER À LA
GAUCHE TOUT ENTIÈRE »
Président de la coordination de campagne du Front de gauche, le
porte-prole de la Gauche unitaire répond sans détour à chacune de nos
interrogations sur le fonctionnement et sur les débats au sein de
l’alliance.
Où en êtes-vous, au Front de gauche, dans votre objectif de... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/12/02/Notre-campagne-d%C3%A9crypt%C3%A9e-pour-%22l-Humanit%C3%A9%222&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Notre campagne décryptée pour &amp;quot;l'Humanité&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le peuple ou Bayrou : il va falloir choisir !</title>
    <link>http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/11/30/Le-peuple-ou-Bayrou-%3A-il-va-falloir-choisir-%212</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d213a745421980a330aa0f1420de30fa</guid>
    <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 00:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>CP</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n’aura pas fallu longtemps, après la mise en ligne de ma dernière
note, significativement intitulée « Une bataille pour la gauche », pour
que les risques d’embardées alors signalées viennent se confirmer. Voici donc
que François Hollande, se détournant des rives de la gauche et se lançant à la
poursuite échevelée du centre, vient de proposer à François Bayrou d’intégrer
une majorité (voire un gouvernement) qu’il incarnerait, pour peu que le chef de
file du Modem se prononçât, contrairement à 2007, en faveur du candidat de
gauche au soir du premier tour de la présidentielle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle étrange précipitation ! Ségolène Royal, au moins, avait attendu
l’entre-deux tours pour faire miroiter un maroquin à M. Bayrou. Son successeur
se lance, lui, cinq mois avant le premier tour… Était-ce vraiment le moment,
alors que la campagne socialiste peine manifestement à retrouver du souffle
après les « primaires », de replacer cette fraction de la droite au centre
du jeu ? Fallait-il accréditer l’idée d’une convergence de vues avec le
célèbre Pyrénéen, alors que celui-ci multiplie les signes de bonne volonté
envers Nicolas Sarkozy et maquille son changement de pied sous le vernis de
l’exhortation à l’union nationale pour mieux faire passer l’austérité qu’il
appelle de ses souhaits, lutte prioritaire contre les déficits publics
oblige ? Devrait-on trouver judicieux de déconcerter ainsi le monde du
travail, alors qu’il se trouve sous le coup d’attaques terribles de la part de
la droite et des puissances d’argent (par exemple pour diminuer l’indemnisation
des salariés malades à partir de 2500 euros de salaire), qu’il se désespère
d’être le plus souvent ignoré des grands appareils partisans, que la gauche ne
lui suggère pas véritablement de raisons de s’enthousiasmer ? Était-il
responsable de semer, de cette manière, des germes de division profonde au sein
de son camp, en se montrant un peu trop ostensiblement certain de
l’inéluctabilité d’un « vote utile » de l’électorat de gauche contre
Nicolas Sarkozy, cherchant du coup dans l’urgence à débaucher une aile de la
galaxie adverse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une certaine manière, nous retrouvons ici le débat qui tenaille l’aire
d’influence socialiste depuis des années : où gît la clé d’un succès
électoral ? Dans une étude récente, la très sociale-libérale Fondation
Terra nova suggérait de s’intéresser moins aux classes populaires, censées
lorgner vers l’extrême droite ou se montrer enclines à déserter les isoloirs,
qu’aux couches moyennes et supérieures de la société, supposées se situer au
centre de l’échiquier politique et former le réservoir de suffrages à conquérir
pour tout représentant de la rue de Solferino.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;UNE ÉLECTION SE JOUE TOUJOURS DANS LES CLASSES
POPULAIRES
Qu’importe à ces adeptes d’une vision particulièrement élitaire de la
réalité sociale française, si c’est pour avoir négligé de s’adresser au peuple
que, successivement, Lionel Jospin et Ségolène Royal se virent mettre en échec
dans les urnes. Que leur importe aussi que la droite la plus... &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.christian-picquet.fr/post/2011/11/30/Le-peuple-ou-Bayrou-%3A-il-va-falloir-choisir-%212&quot;&gt;Lire&lt;/em&gt; Le peuple ou Bayrou : il va falloir choisir !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>
